Rachid M’Barki : « Quand on a commencé BFM TV (…) on avait pour schématiser, l’équivalent d’un couteau suisse et d’un bout de ficelle »


Rédigé par Quentin LEPORT

Publié le 22.06.2022


INTERVIEW/VIDÉO - Rachid M’Barki, journaliste présentateur sur BFM TV, est un fidèle de la première heure de la chaine d’information en continue. Invité de MRG vendredi 17 juin dans l’Open Zone, il trouve « énorme » le chemin parcouru par la chaîne qui était considérée au début comme « low cost ».

Originaire de Toulouse, Rachid M’Barki s’engage dans la voie du journalisme alors qu’il se trouve à la fin de ses études de droit. En 2005, il participe au début de la désormais célèbre chaîne de télévision BFM TV, qui fait partie des plus regardées aujourd’hui par les Français. Concernant le chemin qu’il a parcouru, le journaliste trouve que « c’est énorme, parce que quand on a commencé à BFM TV, on n’était pas nombreux ». Il ajoute, « moi j’y suis arrivé avant le début des émissions, donc il a fallu réfléchir, penser la chaine. Et c’est vrai que plus personne ne s’en souvient parce que c’était il y a longtemps, mais BFM TV était présentée comme une chaîne ‘low cost’ et c’était pas complètement faux parce qu’on avait pour schématiser l’équivalent d’un couteau suisse et d’un bout de ficelle pour faire une chaine info et c’est devenu aujourd’hui un rouleau compresseur ».

Quand Raphaël Bardenat lui demande si faire de l’information à la façon des débuts de BFM TV lui manque, le journaliste répond que « oui et non dans la mesure où il y a un certain confort qui s’est installé vis-à-vis des téléspectateurs et de l’information qu’on traite mais que les présentateurs comme les reporters travaillent dans de meilleures conditions et que cela on ne peut pas le regretter ». Rachid M’Barki dit avoir déjà été tenté d’aller travailler autre part sur la chaîne du groupe Altice mais « qu’il est toujours difficile de quitter son bébé ».

Concernant le licenciement de Jean-Jacques Bourdin de la chaîne BFM TV vendredi 17 juin, le présentateur nous confie que cela l’affecte sans l’affecter dans la mesure où son départ « était devenu inéluctable ». Il ajoute ne pas avoir beaucoup de commentaires à faire à ce sujet, seulement que Jean-Jacques Bourdin « a marqué la chaine par sa présence et que c’est toujours triste de voir quelqu’un partir ».

« C’est une émission emblématique du PAF et le jour où on me l’a proposé je n’y croyais pas, je me suis dit que c’était une blague »

Le co-présentateur de « Faites entrer l’accusé » confie que la présentation du célèbre programme lui est tombée dessus complètement par hasard. «C’est une émission emblématique du PAF et le jour où on me l’a proposé je n’y croyais pas, je me suis dit que c’était une blague ». Rachid M’Barki avait des arguments à faire valoir pour présenter « Faites entrer l’accusé » puisque qu’il a fondé le service Police-Justice de BFM TV et qu’il a une formation juridique. Il admet toutefois que cela lui a « demandé beaucoup de préparation, énormément de travail ». À propos de l’émission qu’il présente aux côtés de Dominique Rizet, qui avait déjà été chroniqueur dans l’émission par le passé, le présentateur de BFM TV explique qu’ils ont tous deux des rôles distincts puisque « lui c’est l’expert et moi je suis le narrateur ». « C’est à dire que lui va nous expliquer la balistique, le travail du légiste, la téléphonie, l’ADN, tout un tas d’éléments techniques et puis moi je raconte ». Il ajoute que cela constitue une complémentarité « puisque sans la technique et avec l’évolution technique de la police scientifique aujourd’hui, il n’y aurait pas d’affaires et on ne pourrait pas les raconter ».

Rachid M’Barki se dit parfois affecté par certaines affaires qu’il présente dans « Faites entrer l’accusé » puisqu’il vit « comme tout le monde dans la vraie vie ». Pour pallier à cela, le journaliste souligne que, comme tout le monde, il essaye de s’aérer un peu l’esprit et de prendre du recul vis-à-vis de tout cela.

A l’évocation de l’affaire Jubilar qui a défrayé la chronique depuis la fin de l’année 2020, Rachid M’Barki nous explique qu’elle passionne des gens par « sa singularité et qu’on peut le comprendre mais que d’ici quelques semaines, peut être quelques mois ou à terme, on découvrira un certain nombre d’éléments qui nous feront dire que l’affaire n’aurait pas dû durer aussi longtemps ».

Regardez son interview en vidéo

 

Photo : DR


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