Jean-Frédéric Poisson : « on ne traite pas cette question de dissolution de la France »


Publié le 12.10.2021


INTERVIEW / VIDEO – Le candidat à la présidentielle Jean-Frédéric Poisson était l’invité de Time Break, vendredi 1er octobre sur MRG. Il est revenu sur sa volonté de réformer complètement la fiscalité française et sur les deux « menaces » qui pèseraient aujourd’hui sur l’hexagone : la mondialisation et l’Islam.

« Je suis prêt à effacer ma candidature derrière la sienne ». Le 22 septembre dernier, Jean-Frédéric Poisson, candidat à la présidentielle, affirmait rallier Eric Zemmour si celui-ci devenait officiellement candidat. Une décision qui n’est en rien un aveu de faiblesse, a-t-il assuré sur MRG le 1er octobre : « c’est la continuité de ce que j’ai toujours prôné. J’ai toujours dit que si un candidat portait un projet similaire au mien qui était mieux perçu que moi, par réalisme politique, et il faut avoir l’humilité de le reconnaitre, je l’aiderai ». Eric Zemmour serait donc le candidat le mieux placé pour rassembler les Français et représenter ses valeurs conservatrices et souverainistes. Le polémiste pourrait peut-être même aider la droite à traverser la crise qu’elle connait, selon le président de Via – la voie du peuple. « Ce qui arrive à la droite aujourd’hui, comme à la gauche, c’est qu’il n’y a plus de ligne politique » explique-t-il.  Pour Jean-Frédéric Poisson, la ligne à suivre est pourtant claire. « Ce qui m’importe, c’est de constater que beaucoup de nos concitoyens ont l’impression que la France est en train de disparaitre. […] On ne traite pas cette question de dissolution de la France, sa disparition progressive dans le monde international, l’affaiblissement de notre culture, de notre patrimoine, de notre mode de vie. Ce qui est vraiment un sujet politique » peste le patron de l’ancien Parti chrétien-démocrate. Là encore, les menaces qui pèsent sur la France sont claires : la mondialisation et l’Islam.

« Nous sommes confrontés à un Islam qui est totalement conquérant et très brutal dans sa manière de faire »

Pour Jean-Frédéric Poisson, tout est question de tradition et de culture. « Le fait que tout désormais soit une marchandise ou soit susceptible de le devenir [n’est] pas notre tradition ». A bat donc la mondialisation. Concernant l’Islam, « conquérant et très brutal », lui aussi « est très très opposé à notre façon d’être dans notre civilisation » assure-t-il. La mondialisation et l’Islam sont « deux types d’agression » contre lesquelles « l’Etat ne nous protège plus ». Pour le candidat à la présidentielle, ces deux « problèmes » sont donc à traiter en priorité même s’ils ne sont pas les seuls. Le projet politique de Jean-Frédéric Poisson a pour volonté de « prendre en compte les fragilités que traversent les français ». Outre l’Islam et l’immigration, celles-ci seraient aussi liées « à la fragilisation de leur mode de vie, à la réduction de leur liberté, au mauvais traitement qu’on inflige à ceux qui sont fragiles » ou encore « à ceux qui sont massacrés aujourd’hui, broyés dans le monde du travail ».

Mais un autre « problème » prend son importance dans ce programme. « Notre fiscalité est devenue injuste et inefficace. Elle pèse trop lourdement sur les classes moyennes » peut-on lire sur le site du parti Via. Pour y remédier, le candidat est partisan de la micro-taxe, « un changement extrêmement radical de notre système fiscal ». Concrètement, cela consisterait à taxer « avant tout, d’abord et uniquement tous les mouvements financiers qui sont réalisés en France », du paiement de vos courses au supermarché aux transactions financières importantes. Un système qui ferait, selon lui, disparaitre tout impôt. Autre avantage : « faire en sorte que tout ce qui échappe aujourd’hui complètement à l’impôt, c’est-à-dire, les milliards de transactions financières de ce qu’on appelle des tradings à haute fréquence », ne passe plus à la trappe.

« La légalisation des mères porteuses est à peu près ce qu’on peut imaginer de pire »

Jean-Frédéric Poisson est également connu pour ses positions contre le « mariage pour tous ». Depuis 2013 et l’adoption de la loi pour ouvrir le mariage aux couples homosexuels, son avis n’a pas changé. On peut lire clairement dans son programme sa volonté d’« abroger » la loi. Pour le président de Via, « c’est une question de conviction » : « la manière d’être et la manière de vivre qui est la plus profitable pour le corps social, c’est effectivement l’union d’un homme et d’une femme qui sont susceptibles d’accueillir des enfants ». Un sujet qui n’est pas de « première urgence » pour le candidat à la présidentielle. Pourtant beaucoup verrait l’abrogation de la loi du « Mariage pour tous » comme un énorme retour en arrière, une perte de droit et de liberté.

Sur la même ligne de son programme, Jean-Frédéric Poisson prévoit également un code pénal « renforcé pour activer la lutte contre la pratique des mères porteuses ». Pour ça, il faut revenir à la source des problèmes. Selon le candidat, la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, autorisée depuis le 29 septembre 2021, « débouchera nécessairement sur la légalisation des mères porteuses. Et la légalisation des mères porteuses est à peu près ce qu’on peut imaginer de pire ». Un lien évident ou non mais qui s’explique facilement pour Jean-Frédéric Poisson. « A partir du moment où vous considérez que c’est l’égalité qui vous conduit à instaurer la PMA pour toutes, c’est à dire pour les femmes, au nom de la même égalité il faudrait imaginer la PMA pour les hommes. La PMA pour les hommes, ça ne vous a pas échapper ne peut pas passer par un autre chemin que celui des mères porteuses » expose-t-il. Son ton se durcit : « L’idée de louer ou d’acheter ou même de se servir des entrailles d’une femme pour obtenir un enfant est quelque chose qui m’est profondément étranger ». L’entretien se finira sur ces mots : « Je trouve qu’il y a la une forme de déchéance de la société qui est extrêmement dangereuse. Je n’aime pas l’idée qu’on puisse se servir d’un être humain pour atteindre le dessein qu’on poursuit ».

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Photo : Lucas Pierre / MRG


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